
Imagine que tu as devant toi une personne qui a mal à l’épaule et qui veut recommencer à s’entraîner.
Si tu es thérapeute, tu vas peut-être l’évaluer, lui offrir un traitement, lui donner quelques exercices de mobilité et quelques exercices pour la coiffe des rotateurs.
Trois séries de dix, n’est-ce pas?
Elle revient la semaine suivante.
Tu vois comment ça va.
Peut-être que tu fais progresser un exercice ou que tu lui en donnes un autre.
Et on recommence.
Si tu es entraîneur, tu peux te retrouver avec le problème inverse.
Ton client te dit qu’il a mal à l’épaule et, soudainement, tu te demandes :
« OK… qu’est-ce qu’on peut quand même entraîner? »
Alors tu évites les mouvements de poussée pendant un certain temps.
Tu te concentres sur le bas du corps.
Tu ajoutes peut-être quelques rotations externes avec un élastique.
Et tu espères que l’épaule s’améliore suffisamment pour pouvoir éventuellement recommencer à l’entraîner normalement.
Et je veux être très claire :
Aucun de ces professionnels ne fait ça parce qu’il ne se soucie pas de son client ou de son patient.
Le thérapeute veut que son patient aille mieux.
L’entraîneur veut que son client puisse continuer à s’entraîner de façon sécuritaire.
Le problème, c’est qu’aucune de ces approches ne répond nécessairement à la question la plus importante :
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Comment allons-nous faire progresser cette personne, étape par étape, de sa douleur à l’épaule jusqu’à ce qu’elle puisse à nouveau pousser, tirer, soulever des charges et performer avec confiance au niveau qu’elle souhaite?
Parce que ce n’est pas un problème de sélection d’exercices.
C’est un problème de programmation et de périodisation.
LE PROBLÈME, CE NE SONT PAS LES EXERCICES
La rotation externe avec un élastique n’est pas nécessairement mauvaise.
Trois séries de dix, ce n’est pas nécessairement mauvais.
La thérapie manuelle n’est pas mauvaise.
Et modifier temporairement les exercices douloureux n’est pas mauvais non plus.
Ce sont des outils.
Mais aucun de ces éléments, pris individuellement, ne constitue un processus de réadaptation.
La question ne devrait pas être :
« Quel est un bon exercice pour une douleur à l’épaule? »
Mais plutôt :
Quelle charge cette personne peut-elle actuellement tolérer?
Quelle qualité de force dois-je développer à cette étape?
Comment puis-je le faire de façon sécuritaire?
Quelles méthodes d’entraînement devrais-je utiliser?
Comment vais-je gérer et surveiller la douleur et la réponse à la charge?
Comment vais-je faire progresser la personne?
À quel moment vais-je introduire la vitesse ou la puissance?
Ça, c’est de la programmation de rehab.
ET QU’EST-CE QUE LA RECHERCHE NOUS DIT RÉELLEMENT?
Et ce n’est pas seulement une question de ma façon personnelle de pratiquer la rehab.
Quand on regarde la recherche, on observe une évolution importante vers des exercices structurés, une mise en charge progressive et une réadaptation qui se déroule dans le temps.
Le principe, c’est que la réadaptation est un processus qui doit être planifié et progressé.
Chez des patients présentant une tendinopathie de la coiffe des rotateurs, par exemple, des études ont montré qu’un programme structuré d’exercices de réadaptation sur 12 semaines permettait des améliorations significatives de l’incapacité globale, de la douleur, de l’amplitude de mouvement et de la force.
Et c’est sur cette partie que je veux attirer ton attention.
Les chercheurs ne se sont pas contentés d’identifier quelques muscles faibles, de prescrire trois exercices et de dire :
« Fais 3 séries de 10 et reviens la semaine prochaine. »
La réadaptation était planifiée dans le temps.
Il y avait un programme d’exercices défini.
Un dosage prescrit.
Une exposition répétée sur plusieurs semaines.
Et une progression intégrée au processus.
Autrement dit, la réadaptation doit être considérée comme un processus visant à créer des adaptations dans le temps.
Et c’est ce principe fondamental que je pense qu’on perd parfois de vue en rehab.
Si on cherche à améliorer la force, la tolérance à la charge, la capacité des tissus ou la capacité d’une personne à reprendre des activités exigeantes…
ces adaptations ne se produisent pas en une seule séance.
C’est là que la périodisation entre en jeu.
La périodisation consiste essentiellement à manipuler et à faire progresser systématiquement les variables d’entraînement dans le temps.
Et ce n’est pas un nouveau concept en préparation physique.
La littérature sur l’entraînement en force appuie l’utilisation d’approches périodisées comparativement aux approches non périodisées, et cela nous fournit un cadre pour quelque chose que nous devons absolument faire en rehab :
Planifier la progression.
Parce que si quelqu’un vient te voir aujourd’hui avec une douleur à l’épaule et que son objectif est de reprendre les charges lourdes au-dessus de la tête, il y a énormément d’étapes entre ces deux points.
Au départ, on travaillera peut-être sur la mobilité, la tolérance aux symptômes, le contrôle moteur et le renforcement avec des charges plus légères.
Mais éventuellement, il faudra davantage de charge.
Davantage de volume.
Davantage de force.
Des mouvements plus complexes.
Des charges au-dessus de la tête.
Et selon la personne, peut-être aussi de la vitesse, de la puissance et des demandes spécifiques à son sport.
Ces éléments ne devraient pas simplement être introduits au hasard lorsque l’épaule commence à aller mieux.
Ils devraient faire partie du plan.
La réadaptation nécessite un stimulus suffisant, suffisamment de répétitions, une progression appropriée et assez de temps pour que les adaptations puissent se produire.
Et le programme doit évoluer à mesure que les capacités du client/patient évoluent.
Parce qu’au bout du compte, notre objectif n’est pas d’aider quelqu’un à devenir vraiment bon à faire trois séries de dix rotations externes avec un élastique.
Notre objectif est de le préparer progressivement à tout ce qu’il veut pouvoir refaire avec son épaule.
ET ON VOIT LES RÉSULTATS CHEZ DE VRAIES PERSONNES
Et ce n’est pas seulement quelque chose que j’ai vu dans la recherche.
J’ai vu ce qui se passe lorsqu’on applique ces principes avec de vraies personnes.
Au fil des années, nous avons vu des gens reprendre des activités qu’ils avaient parfois de la difficulté à pratiquer depuis des mois — voire des années.
Mais ce qui est encore mieux, c’est que…
les gens commencent réellement à aimer leur rehab.
Parce que lorsque la rehab est structurée et progressivement mise en charge, elle ne donne plus l’impression d’être quelque chose qu’ils doivent faire à la place de leur entraînement…
Elle ressemble à de l’entraînement.
Ils ne doivent plus mettre leur entraînement de côté pour aller faire trois exercices de rehab avec un élastique dans un coin du gym.
Ils recommencent à se charger progressivement et à se mettre au défi.
Évidemment, la forme que cela prend dépend de la personne, de sa blessure et de l’étape où elle se trouve dans son processus de rehab.
Mais sa perception change.
Elle a l’impression de s’entraîner à nouveau.
Elle voit ses progrès.
Elle devient plus forte.
Elle accomplit des choses.
Et psychologiquement, ça peut complètement changer l’expérience de la rehab.
Au lieu de constamment se faire rappeler tout ce qu’elle ne peut pas faire à cause de sa blessure, elle se concentre sur tout ce qu’elle redevient progressivement capable de faire.
C’est ce genre d’expérience de rehab que je veux que les gens vivent.
Je l’ai vu avec des centaines de mes propres clients et patients.
Et les participants de notre Accélérateur de Carrière Rehab l’ont également constaté avec leurs propres clients et patients.
Pas seulement de meilleurs résultats à la fin.
Un meilleur processus pour y arriver.
Parce qu’au bout du compte, la rehab ne devrait pas donner l’impression de t’éloigner de ton entraînement.
La rehab, c’est de l’entraînement — simplement un entraînement conçu en fonction d’où tu te trouves aujourd’hui et de l’endroit où tu dois aller ensuite.
ET VOICI L’OPPORTUNITÉ POUR LES ENTRAÎNEURS ET LES THÉRAPEUTES
Et voici ce que je trouve particulièrement intéressant pour les entraîneurs et les thérapeutes.
Il y a énormément de gens qui recherchent exactement ce type d’accompagnement.
Et beaucoup d’entre eux cherchent quelqu’un capable de les guider à travers l’ensemble de ce processus.
Pour les thérapeutes, cela peut vouloir dire aller au-delà du traitement et du prochain rendez-vous pour construire un parcours complet allant de la blessure jusqu’au retour à la performance.
Et pour les entraîneurs, cela peut vouloir dire développer les compétences nécessaires pour travailler avec des personnes qui sont prêtes à reprendre progressivement l’exercice et l’entraînement, plutôt que de perdre automatiquement ce client dès que la douleur ou une blessure entre en jeu.
Et ça représente une énorme opportunité de créer un service de rehab qui a beaucoup plus de valeur.
Imagine la différence entre vendre à quelqu’un un rendez-vous individuel…
et lui offrir un processus complet qui comprend :
Une évaluation approfondie qui permet d’identifier non seulement où la personne se trouve aujourd’hui, mais aussi où elle veut ultimement aller.
Une feuille de route structurée sur 16 semaines pour y arriver.
Une programmation individualisée selon ses besoins et ses objectifs.
Une mise en charge et une progression des exercices dans le temps.
Un suivi régulier de sa réponse et de ses progrès.
De la rétroaction et de la communication entre les rendez-vous.
Des ajustements lorsque les choses ne se passent pas exactement comme prévu.
Et des critères objectifs permettant de déterminer quand elle est prête à progresser vers les exigences de son entraînement ou de son sport.
Ce n’est pas le même service auquel on a simplement ajouté un prix plus élevé.
C’est un niveau de service fondamentalement différent.
Tu assumes une plus grande responsabilité dans le processus qui permet à ton client/patient de passer d’où il se trouve aujourd’hui jusqu’au résultat qui compte réellement pour lui.
Et lorsque tu crées considérablement plus de valeur, ton service peut également justifier un prix considérablement plus élevé.
C’est pourquoi l’un des principes que nous enseignons dans l’Accélérateur de Carrière Rehab est :
Arrête de vendre des séances. Commence à vendre des résultats.
Parce que lorsque tu arrêtes de voir la rehab comme une série de rendez-vous individuels et que tu commences à la voir comme un processus structuré conçu pour produire un résultat…
tu peux potentiellement créer quelque chose de meilleur pour les deux côtés.
Tu peux offrir aux clients/patients le processus de rehab complet qu’ils recherchent activement.
Et tu peux créer un service à plus grande valeur qui te permet d’être rémunéré pour l’expertise, la programmation, la planification, le suivi et l’accompagnement nécessaires pour réellement offrir ce résultat.
Une meilleure rehab pour eux.
Et pour toi, une façon de pratiquer plus valorisante et plus durable.
Tu aimerais intégrer une programmation de rehab plus structurée à ta pratique?
Si tu es entraîneur ou thérapeute et que tu souhaites faire passer ta carrière au niveau supérieur, commence par découvrir l’Accélérateur de Carrière Rehab-U.
Si tu penses que le programme pourrait te convenir, réserve un appel rapide de 20 minutes avec notre équipe pour discuter de tes objectifs, de ta pratique et voir si l’Accélérateur de Carrière Rehab est fait pour toi.
(Appel de 20 minutes, sans pression ni obligation.)

Mai-Linh Dovan M.SC., CAT(C)
Thérapeute du sport agréée
Fondatrice de Rehab-U


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