
Il y a quelques années, Emmanuelle vivait ce que beaucoup de thérapeutes considéreraient probablement comme une carrière réussie.
Elle était propriétaire de son propre cabinet de physiothérapie en France.
Elle avait trois collaborateurs.
Son horaire était plein.
Très plein.
Elle travaillait avec des patients toute la journée, tous les jours.
De l’extérieur, tout semblait fonctionner.
Mais quand nous avons commencé à travailler ensemble, elle m’a dit :
« Je ne pourrai pas tenir ce rythme encore longtemps. »
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Et quand on regarde à quoi ressemblaient réellement ses journées, on comprend pourquoi.
Elle travaillait de longues journées au cabinet, souvent de 8 h le matin à 20 h le soir.
Ses patients étaient planifiés toutes les 30 minutes, mais leurs séances de rehab pouvaient durer une heure, parfois une heure et demie.
Elle passait donc constamment d’un patient à l’autre, souvent entre deux ou trois personnes en même temps.
Il y avait du bruit.
Des interruptions.
Des gens qui attendaient son attention.
Et une charge mentale énorme.
Quand elle rentrait chez elle, elle était épuisée.
Et c’est là que cette histoire devient particulièrement intéressante :
Travailler plus fort ne réglait pas réellement le problème.
Parce que le modèle d’affaires lui-même avait un plafond.
QUAND LA SEULE FAÇON DE GAGNER PLUS EST DE VOIR PLUS DE PATIENTS
Emmanuelle travaillait dans le modèle de soins conventionnel français.
À l’époque, elle gagnait environ 16 € brut par séance de physiothérapie conventionnée.
Alors pense un instant aux mathématiques derrière ce modèle d’affaires.
Et oui, je sais — la santé, c’est d’abord prendre soin des patients, et certains n’aimeront peut-être pas m’entendre parler de « modèle d’affaires ». Mais soyons réalistes : les professionnels de la santé doivent aussi gagner leur vie. Après des années d’études, de développement de leur expertise et de responsabilités auprès des personnes qu’ils accompagnent, ils méritent d’être rémunérés à la hauteur de la valeur qu’ils apportent.
Si un patient génère 16 €… comment augmentes-tu ton revenu?
Tu vois un autre patient.
Puis un autre.
Puis encore un autre.
Il n’y a pas beaucoup de façons de faire fonctionner ce modèle.
Des rendez-vous plus courts.
Plus de patients par heure.
Des journées plus longues.
Plus de jours de travail.
Ton revenu est directement lié au nombre de personnes que tu peux physiquement voir.
Et éventuellement, tu manques d’heures.
Et d’énergie.
L’ironie, c’est qu’Emmanuelle n’avait pas de difficulté parce qu’elle manquait de patients.
Elle en avait largement assez.
Le modèle lui demandait simplement de sacrifier de plus en plus d’elle-même pour gagner davantage.
Et il l’empêchait aussi de pratiquer la rehab de la façon dont elle voulait réellement le faire.
Elle programmait déjà des exercices pour ses patients.
Mais comme elle me l’a expliqué, elle programmait essentiellement séance par séance.
Il n’y avait pas vraiment le temps de structurer le processus :
Où cet athlète doit-il être dans 12 semaines?
Quelles adaptations devons-nous créer?
Comment reconstruire progressivement la force, le volume et la capacité spécifique au sport?
Comment l’amener réellement jusqu’au retour à la performance?
Et c’était important, parce que c’est précisément ce type de travail qu’Emmanuelle aimait le plus.
CLARIFIER LE TYPE DE TRAVAIL QU’ELLE VOULAIT VRAIMENT FAIRE
L’une des choses sur lesquelles nous avons travaillé dans l’Accélérateur de Carrière Rehab-U n’était pas simplement :
« Comment Emmanuelle peut-elle gagner plus d’argent? »
La vraie question était :
« À quoi Emmanuelle veut-elle réellement que sa carrière ressemble? »
Parce que ce ne sont pas nécessairement les mêmes questions.
Elle est kinésithérapeute du sport.
Elle a de l’expérience avec des athlètes.
Et ce qu’elle aime réellement, c’est la rehab de performance.
Pas simplement sortir quelqu’un de la douleur, mais réfléchir à la façon de reconstruire progressivement ses capacités pour répondre aux exigences de son sport.
Alors, plutôt que de continuer à être la thérapeute de toutes les personnes qui se retrouvaient dans son horaire, elle a commencé à être beaucoup plus intentionnelle quant au type de personnes avec lesquelles elle voulait travailler.
Des athlètes.
Elle a créé une offre premium spécifiquement destinée aux athlètes de CrossFit qui vivent avec des douleurs lombaires chroniques.
Elle a appelé son programme :
Get Back in the Game.
Plutôt que de vendre des séances individuelles, le programme est construit autour du résultat complet : ramener l’athlète à son sport.
Le modèle est hybride.
Il comprend une évaluation complète.
Une programmation mensuelle de rehab personnalisée, livrée en ligne et réalisée à distance.
Des suivis réguliers.
Des check-ins hebdomadaires.
De la messagerie pour la communication, le feedback et les ajustements.
Et des séances en personne lorsqu’elles ajoutent réellement de la valeur.
Et ça a tout changé.
Parce que maintenant, au lieu d’essayer de mener une rehab complète à travers une série de visites déconnectées au cabinet, Emmanuelle peut réellement construire une roadmap.
Elle peut réfléchir à la progression.
Au volume.
À la charge.
Aux adaptations spécifiques au sport.
Et à ce dont cet athlète précis a besoin pour retourner progressivement à l’entraînement.
Dans notre récente entrevue, elle m’a expliqué à quel point elle aime pouvoir s’asseoir chez elle et faire exactement ça.
Et elle a dit quelque chose pendant notre conversation qui m’a vraiment marquée.
Quand elle programme de chez elle, elle devient tellement absorbée par ce qu’elle fait qu’elle ne voit pas le temps passer.
C’est une sensation complètement différente de celle de regarder l’horloge pendant une longue journée épuisante dans un cabinet bruyant.
LE MODÈLE D’AFFAIRES A CHANGÉ LUI AUSSI
Bien sûr, faire le travail qu’on aime n’est durable que si le modèle d’affaires le permet.
Et c’est là que la deuxième partie de sa transformation s’est produite.
Get Back in the Game n’est pas tarifé comme une séance de physiothérapie.
Sa programmation personnalisée coûte 250 € par mois par athlète.
Elle est passée d’un modèle basé sur des séances à 16 € à un modèle où la valeur vient de l’ensemble du service qu’elle offre — l’évaluation, la programmation, la progression, le suivi et le soutien.
Et au départ, l’un des plus gros doutes d’Emmanuelle était de savoir si quelqu’un accepterait réellement de payer pour ça.
Elle m’a dit qu’elle ne se sentait pas légitime de demander davantage.
Et comme les soins de santé en France sont largement associés à des services remboursés, elle était convaincue que les patients ne paieraient pas de leur poche pour de la rehab.
Encore moins pour de la rehab offerte en partie en ligne.
Elle se disait :
Pourquoi quelqu’un me paierait-il 250 € par mois pour une programmation qu’il réalise lui-même?
Mais ils l’ont fait.
En fait, Emmanuelle a vendu plus de 20 programmations lorsqu’elle a lancé Get Back in the Game.
Elle a pu augmenter considérablement ses revenus tout en diminuant le nombre de consultations conventionnelles qu’elle effectuait.
Et c’est ça qui est important.
L’objectif n’était pas de remplacer cinq rendez-vous à 16 € par cinq autres rendez-vous plus chers.
L’objectif était d’arrêter d’échanger chaque euro contre une nouvelle unité de son temps physique.
CE QU’ELLE A RÉELLEMENT RACHETÉ, C’EST SON TEMPS
Et c’est exactement ce qu’elle a récupéré : son temps.
Parce qu’une fois que ses revenus ne dépendaient plus entièrement du nombre de patients qu’elle pouvait physiquement faire entrer dans son horaire au cabinet…
elle a pu redessiner sa semaine.
Elle a réduit son horaire au cabinet.
Elle s’est réservé du temps spécifiquement pour la programmation.
Elle pouvait faire une partie de son travail de chez elle — ou, en réalité, de n’importe où.
Et elle est éventuellement passée à une semaine de quatre jours, avec les vendredis sans consultations au cabinet, pour la première fois en 14 ans de pratique.
Pense à ça.
Pendant 14 ans, sa carrière dictait la structure de sa vie.
Maintenant, elle commençait à dicter elle-même la structure de sa carrière.
Et cet espace supplémentaire, ce n’est pas simplement du « temps libre ».
C’est du temps pour sa relation.
Du temps pour ses loisirs.
Du temps pour jouer au golf.
Du temps pour avoir encore de l’énergie pour sa propre vie une fois la journée de travail terminée.
Et même pendant ses heures de travail, elle passe maintenant plus de temps à faire la partie de la rehab qu’elle trouve réellement intéressante : la programmation.
Elle a elle-même décrit la différence au niveau de la charge mentale.
Une heure passée à naviguer entre plusieurs patients au cabinet et une heure passée chez elle à se concentrer sur la programmation d’un athlète représentent techniquement toutes les deux une heure de travail.
Mais elles ne se vivent pas du tout de la même façon.
L’une l’épuise. L’autre lui donne de l’énergie.
Et ce changement n’a pas seulement profité à Emmanuelle — il a aussi amélioré l’expérience de rehab de ses athlètes.
Grâce à une programmation structurée, à du feedback régulier et à une progression de la charge dans le temps, ils bénéficient maintenant d’un parcours beaucoup plus complet vers le retour à la performance.
Le même modèle qui lui a donné plus de liberté lui a aussi permis d’offrir une meilleure rehab.
DE « JE NE POURRAI PAS TENIR CE RYTHME » À UNE CARRIÈRE QUI S’ADAPTE À SA VIE
Quand nous avons commencé à travailler ensemble, Emmanuelle était épuisée.
Elle avait des patients.
Elle avait un cabinet.
Elle avait de l’expérience.
Elle avait de l’expertise.
Ce qu’elle n’avait pas, c’était un modèle d’affaires capable de transformer tout ça en la carrière qu’elle voulait réellement.
Aujourd’hui, elle travaille moins d’heures.
Elle a considérablement augmenté ses revenus.
Elle passe davantage de son temps professionnel à travailler avec des athlètes et à programmer leur rehab — le travail qu’elle aime réellement.
Elle peut travailler à distance.
Elle a plus de temps et d’énergie pour sa relation, ses loisirs et sa vie en dehors du travail.
Et peut-être plus important encore, elle m’a dit :
« Je me sens tellement mieux. Je suis beaucoup plus en accord avec mes valeurs, avec ma pratique. »
Tu aimerais intégrer une programmation de rehab plus structurée à ta pratique?
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Mai-Linh Dovan M.SC., CAT(C)
Thérapeute du sport agréée
Fondatrice de Rehab-U


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